sexta-feira, 30 de novembro de 2007

Blaise Cendrars: "le Panama ou Les Aventures de Mes Sept Oncles" - 3/6

(continuação)

Vagabondage

J'ai fait de la prison à Marseille et l’on me ramène de force à l'école

Toutes les voix crient ensemble.

Les animaux et les pierres

C'est le muet qui a la plus belle parole

J’ai été libertin et je me suis permis toutes les privautés avec le monde

Vous qui aviez la foi pourquoi n'êtes-vous pas arrivé à temps

A votre âge

Mon oncle

Tu étais joli garçon et tu jouais très bien du cornet à pistons

C'est ça qui t'a perdu comme on dit vulgairement

Tu aimais tant la musique que tu préféras le ronflement des bombes aux symphonies des habits noirs

Tu as travaillé avec des joyeux Italiens à la construction d'une voie ferrée dans les environs de Baghavapour

Boute en train

Tu étais le chef de file de tes compagnons

Ta belle humeur et ton joli talent d'orphéoniste

Tu es la coqueluche des femmes du baraquement

Comme Moïse tu as assommé ton chef d'équipe

Tu t'es enfui

On est resté 12 ans sans aucune nouvelle de toi

Et comme Luther un coup de foudre t'a fait croire à Dieu

Dans ta solitude

Tu apprends le bengali et l'urdu pour apprendre à fabriquer les bombes

Tu as été en relation avec ies comités secrets de Londres

C'est à White-Chapel que j'ai retrouvé ta trace

Tu es convict

Ta vie circoncise

Telle que

J'ai envie d'assassiner quelqu'un au boudin ou à la gaufre pour avoir l'occasion de te voir

Car je ne t’ai jamais vu

Tu dois avoir une longue cicatrice au front

Quant à mon quatrième oncle il était valet de chambre du général Robertson qui a fait !a guerre aux Boërs

Il écrivait rarement des lettres ainsi conçues

Son Excellence a daigné m'augmenter de 50 £

Ou

Son Excellence emporte 48 paires de chaussures à Ia guerre

Ou

Je fais les ongles de Son Excellence tous les matins...

Mais je sais

Qu'il y avait encore quelque chose

La tristesse

Et le mal du pays.

Mon oncle Jean, tu es le seul de mes sept oncles que j'aie jamais vu

Tu étais rentré au pays car tu te sentais malade

Tu avais un grand coffre en cuir d'hippopotame qui était toujours bouclé

Tu t'enfermais dans ta chambre pour te soigner

Quand je t’ai vu pour la première fois, tu dormais

Ton visage était terriblement souffrant

Une longue barbe

Tu dormais depuis 15 jours

Et comme je me penchais sur toi

Tu t'es réveillé

Tu étais fou

Tu as voulu tuer grand'mère

On t'a enfermé à l'hospice

Et c'est là que je t’ai vu pour !a deuxième fois

Sanglé

Dans la camisole de force

Qn t'a empêché de débarquer

Tu faisais de pauvres mouvements avec tes mains

Comme si tu aliais ramer

Transvaal

Vous êtiez en quarantaine et les horse-guards avaient braqué un canon sur votre navire

Prétoria

Un Chinois faillit t'étrangler

Le Tougéla

Lord Robertson est mort

Retour à Londres

La garde-robe de Son Excellence tombe à l'eau ce qui te va droit au coeur

Tu es mort en Suisse à I'asiie d'aliénés de Saint-Aubain

Ton entendement

Ton enterrement

Et c'est là que je t’ai vu pour la troisième fois

Il neigeait.

Moi, derrière ton corbillard, je me disputais avec les croque-morts à propos de leur pourboire

Tu n'as aimé que deux choses au monde

Un cacatoès

Et les ongles roses de Son Excellence


(continua)


quinta-feira, 29 de novembro de 2007

Blaise Cendrars: "Le Panama ou Les Aventures de Mes Sept Oncles" - 2/6

(continuação)

Mon oncle, tu as disparu durant le cyclone de 1895

J'ai vu depuis la ville reconstruite et je me suis promené au bord de la mer où tu menais les bêtes saignantes

Il y avait une fanfare salutiste qui jouait dans un kiosque en treillage

On m'a offert une tasse de thé

On n'a jamais retrouvé ton cadavre

Et à ma vingtième année j'ai hérité de tes 400 dollars d'économie

Je possède aussi la boîte à biscuits qui te servait de reliquaire

Elle est en fer-blanc

Toute ta pauvre religion

Un bouton d'uniforme

Une pipe kabyle

Des graines de cacao

Une dizaine d'aquarelles de ta main

Et les photos des bêtes à prime, les taureaux géants que tu tiens en laisse

Tu es en bras de chemise avec un tablier blanc

Moi aussi j'aime les animaux

Sous la table

Seul

Je joue déjà avec les chaises

Armoires portes

Fenêtres

Mobilier modern-style

Animaux préconçus

Quì trônent dans les maisons

Comme Ia reconstitution des bêtes antédiluviennes dans les musées

Le premier escabeau est un aurochs!

J'enfonce les vitrines

Et j'ai jeté tout cela

La ville, en pâture à mon chien

Les images

Les livres

La bonne

Les visites

Quels rires!

Comment voulez-vous que je prépare des examens?

Vous m'avez envoyé dans tous les pensionnats d' Europe

Lycées

Gymnases

Université

Comment voulez-vous que je prépare des examens

Quand une lettre est sous la porte

J'ai vu

La belle pédagogie!

J'ai vu au cinéma le voyage qu'elle a fait

Elle a mis soixante-huit jours pour venir jusqu'à moi

Chargée de fautes d'orthographe

Mon deuxième oncle:

J'ai marié la femme qui fait le meilleur pain du district

J'habite à trois journées de mon plus proche voisin

Je suis maintenant chercheur d'or à Alaska

Je n'ai jamais trouvé plus de 500 francs d'or dans ma pelle

La vie non plus ne se paye pas à sa valeur!

J'ai eu trois doigts gelés

II fait froid...

Et il y avait encore quelque chose

La tristesse

Et le mal du pays.

Oh mon oncle, ma mère m'a tout dit

Tu as volé des chevaux pour t'enfuir avec tes frères

Tu t'es fait mousse à bord d'un cargo-boat

Tu t'es cassé Ia jambe en sautant d'un train en marche

Et après l'hôpital, tu as été en prison pour avoir arrêté une diligence

Et tu faisais des poésies inspirées de Musset

San-Francisco

C'est là que tu lisais l'histoire du général Suter qui a conquis la Californie aux États-Unis

Et qui, milliardáire, a été ruiné par la découverte des mines d'or sur ses terres

Tu as longtemps chassé dans Ia vallée du Sacramento où j'ai travaillé au défrichement du sol

Mais qu'est-il arrivé

Je comprends ton orgueil

Manger le meilleur pain du district et Ia rivalité des voisins 12 femmes par 1.000 kilomètres carrés

On t'a trouvé

La tête trouée d'un coup de carabine

Ta femme n'était pas là

Ta femme s'est remariée depuis avec un riche fabricant de confitures

J'ai soif

Nom de Dieu

De nom de Dieu

De nom de Dieu

Je voudrais lire la Feuille d'Avis de Neuchâtel ou le Courrier de Pampelune

Au milieu de l'Atlantique on n'est pas plus à l'aise que dans une salle de rédaction

Je tourne dans la cage des méridiens comme un écureuil dans la sienne

Tiens voilà un Russe qui a une tête sympathique

Où aller

Lui non plus ne sait où déposer son bagage

A Léopoldville ou à la Sedjérah près Nazareth, chez Mr Junod ou chez mon vieil ami Perl

Au Congo en Bessarabie à Samoa

Je connais tous les horaires

Tous les trains et leurs correspondances L'heure d'arrivée l'heure du départ

Tous les paquebots tous les tarifs et toutes les taxes

Ca m'est égal

J'ai des adresses

Vivre de la tape

Je reviens d'Amérique à bord du Volturno, pour 35 francs de New York à Rotterdam

C'est le baptême de la ligne

Les machines continues s'appliquent de bonnes claques

Boys

Platch

Les baguets d'eau

Un Américain les doigts tachés d'encre bat la mesure

La télégraphie sans fil

On danse avec les genoux dans les pelures d'orange et les boîtes de conserve vides

Une délégation est chez le capitaine

Le Russe révolutionnaire expériences érotiques

Gaoupa

Le plus gros mot hongrois

J'accompagne une marquise napolitaine enceinte de 8 mois

C'est moi qui mène les émigrants de Kichinef à Hambourg

C'est en 1901 que j'ai vu Ia première automobíle,

En panne,

Au coin d'une rue

Ce petit train que les Soleurois appellent un fer à repasser

Je téléphonerai à mon consul

Délivrez-moi immédiatement un billet de 3e classe

The Uranium Steamship C°

J'en veux pour mon argent

Le navire est à quai

Débraillé

Les sabords grand ouverts

Je quitte le bord comme on quitte une sale putain

En route

Je n'ai pas de papier pour me torcher

Et je sors

Comme le dieu Tangaloa qui en pêchant à la ligne tira le monde hors des eaux

La dernière lettre de mon troisième oncle:

Papeete, le 1er septembre 1887.

Ma soeur, ma très chère soeur

Je sua bouddhiste membre d'une secte politique

Je suis ici pour faire des achats de dynamite

Qn en vend chez les épiciers comme chez vous la chicorée

Par petits paquets

Puis je retournerai à Bombay faire sauter les Anglais

Ça chauffe

Je ne te reverrai jamais plus...

Et il y avait encore quelque chose

La tristesse

Et le mal du pays.


(continua)

quarta-feira, 28 de novembro de 2007

Blaise Cendrars: "Le Panama ou Les Aventures de Mes Sept Oncles" - 1/6

LE PANAMA OU LES AVENTURES DE MES SEPT ONCLES

de Blaise Cendrars

à Edmond Bertrand
barman au Matachine


Des livres

Il y a des livres qui parlent du Canal de Panama

Je ne sais pas ce que disent les catalogues des bibliothèques

Et je n'écoute pas 1es journaux financiers

Quoique les bulletins de la Bourse soient notre prière quotidienne

Le Canal de Panama est intimement lié à mon enfance...

Je jouais sous la table

Je disséquais les mouches

Ma mère me racontait les aventures de ses sept frères

De mes sept oncles

Et quand elle recevait des lettres

Éblouissement!

Ces lettres avec les beaux timbres exotiques qui portent les vers de Rimbaud en exergue

Elle ne me racontait rien ce jour-là

Et je restais triste sous ma table

C'est aussi vers cette époque que j'ai lu l'histoire du tremblement de terre de Lisbonne

Mais je crois bien

Que le crach du Panama est d'une importance plus universelle

Car il a bouleversé mon enfance.

J'avais un beau livre d'images

Et je voyais pour Ia première fois

La baleine

Le gros nuage

Le morse

Le soleil

Le grand morse

L'ours le lion le chimpanzé le serpent à sonnettes et Ia mouche

La mouche

La terrible mouche

- Maman, les mouches! les mouches! et les troncs d'arbres!

- Dors, dors, mon enfant.

Ahasvérus est idiot

J'avais un beau livre d'images

Un grand lévrier qui s'appelait Dourak

Une bonne anglaise

Banquier

Mon père perdit les 3/4 de sa fortune

Comme nombre d'honnêtes gens qui perdirent leur argent dans ce crach,

Mon père

Moins bête

Perdait celui des autres,

Coups de revolver.

Ma mère pleurait.

Et ce soir-là on m'envoya coucher avec la bonne anglaise

Puis au bout d'un nombre de jours bien long...

Nous avions dû déménager

Et les quelques chambres de notre petit appartement étaient bourrées de meubles

Nous n'étions plus dans notre villa de la côte

Parmi les meubles entassés

J'étais seul des jours entiers

Je pouvais même casser de la vaisselle

Fendre les fauteuils

Démolir le piano...

Puis au bout d'un nombre de jours bien long

Vint une lettre d'un de mes oncles

C'est le crach du Panama qui fit de moi un poète!

C'est épatant

Tous ceux de ma génération sont ainsi

Jeunes gens

Qui ont subi des richochets étranges

On ne joue plus avec des meubles

On ne joue plus avec des vieilleries

On casse toujours et partout la vaisselle

On s'embarque

On chasse les baleines

On tue !es morses

On a toujours peur de la mouche tsé-tsé

Car nous n'aimons pas dormir.

L'ours le lion le chimpanzé le serpent à sonnettes m'avaient appris à lire...

Oh cette premiére lettre que je déchiffrai seul et plus grouillante que toute Ia création

Mon oncle disait

Je suis boucher à Galveston

Les abattoirs sont à 6 lieues de la ville

C'est moi qui ramène les bêtes saignantes, le soir, tout le long de Ia mer

Et quand je passe les pieuvres se dressent en l'air

Soleil couchant...

Et il y avait encore quelque chose

La tristesse

Et le mal du pays.

(continua)

terça-feira, 27 de novembro de 2007

Preaviso sobre a postagem do poema de Blaise Cendrars: "Le Panama ou les Aventures de Mes Sept Oncles" , em 6 porções

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Blaise Cendrars, num retrato por Modigliani (1918)

Cendrars terá sempre um lugar especial neste blog. Já aqui trouxe, de 13 a 18 de Março de 2006, a "Prosa do Transsiberiano", um dos longos poemas "tendencialmente autobiográficos" e expressivamente caudalosos desse imortal suiço que perdeu um braço pela França na 1ª GG, que passou por Portugal no seu incansável "bourlinguer", que colocou o seu nome na revista "Portugal Futurista" ao lado dos contributos de Santa Rita Pintor, Almada, Amadeu, Mário de Sá-Carneiro, Fernando Pessoa (por ele e pelo seu inseparável Álvaro de Campos) , Raul Leal e Appollinaire e que hoje é lamentavelmente pouco conhecido.

Faço-o transcrevendo, a partir de amanhã, a poesia "Le Panama ou les Aventures de Mes Sept Oncles", em 6 postagens dada a sua extensão, apenas a interrompendo no dia 1º de Dezembro para colocar a flor do mês e celebrar a data. Acompanhará assim a minha ocupação temporária numa apreciação da Dorothy e do traçado da "yellow brick road". E faço a postagem em Francês, sem tradução, numa atitude que assumo de protesto.

E protesto porquê? Eu explico...

Acabo de receber de um meu parente próximo, pessoa de indubitável cultura e requinte, uma carta amiga, que acompanhava uns livros com rudimentos de Esperanto que em tempos lhe havia emprestado e de que destaco a seguinte frase: "Embora tivesse gostado de os conhecer, confesso-te que propriamente me não seduziram. Infelizmente uma língua já completamente internacionalizada, tornou-se o veículo universal de entendimento global. O Inglês introduziu-se para ficar e dificilmente se voltará atrás."

Recebi isto na mesmíssima semana em que o Arbusto desconsiderou publicamente uma língua tão espalhada pelo Mundo e que é a minha e quinze dias depois de ter tomado conhecimento da perplexidade babélica que o alargamento da CE está a determinar nas publicações da mesma Comunidade levando mesmo a uma sugestão escondida e minante de preferências ou prioridades linguísticas, questão que seria de muita utilidade sabermos e acompanharmos e em que a Itália terá alegadamente assumido uma posição de desconforto - porque o "facto consumado" nestas coisas nunca é de bom augúrio (e desde já anuncio que, pessoalmente, sou um europeísta, pelo que assumo esta posição como insuspeita e apenas como reclamante do meu inalienável direito de estar/ser informado). Que sobre isto venham mais explicações de Bruxelas, para além das couves.

Compartilho o "infelizmente" da supra referida carta ao verificar que em poucos anos, de uma casa em que todos deveriam falar Francês, pouco resta hoje - além de uma biblioteca que, salvo os séniores (neste caso, eu) ninguém consulta. O esbatimento do ensino do Francês acompanhou o facilitismo do ensino, com as consequências que sabemos. Podem dizer-me milhentas coisas, mas as árvores avaliam-se pelos frutos que dão e a verdade é que o Francês abria as portas a um mundo literário e artístico que o ensino do Inglês não tem suprido, não porque na língua inglesa não existam valências equivalentes mas porque pura e simplesmente elas não são frequentemente abordadas com idêntica profundidade e dá-se mais peso aos vectores tecnocrático e utilitário que precisamente caracterizam a língua.

Recordo, a propósito, a experiência relativamente recente de uma multilateral em que participei e em que se procurou desde início - e até com manifestações de uma certa sobranceria - restringir o trabalho secretarial ao Inglês. A posição dos diplomatas franceses foi verdadeiramente exemplar e, embora como técnico me não competisse ultrapassar o nível técnico da minha presença, rebolei-me intimamente de puro gozo com a perplexidade causada aos anglófonos de além-Atlântico ou trans-Pacífico (mais radicais até que os de além-Canal) pela inesperada firmeza em que embateram.

Seja dito, no entanto, que a referência específica e alargada ao Inglês que as recentes tendências aparentam traz em si mesma um virus que, em contra-corrente, pode determinar uma vantagem subjacente: não sei daqui a quantos anos ou a quantas gerações poderá isso suceder, mas será sempre mais fácil conduzir uma comunidade polarizada para uma sociedade selectivamente bilingue, em que cada língua nacional acompanhe e compartilhe em desenvolvimento e profundidade uma língua universal neutra. Quem, em 1900, pensaria no Euro? Estou como diz uma minha ilustre amiga, que gosta de parafrasear Ary noutros sentidos que não estes, mas em verso que a estes é também (ou até mais) aplicável: "Isto vai, amigos, isto vai!"


segunda-feira, 26 de novembro de 2007

ILUSTRARTE 2007

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A capa do catálogo

Teve lugar, no Barreiro, a 3a Bienal Internacional de Ilustração para a Infância - numa organização da Câmara Municipal, tendo como comissários os grandes pugnadores pela criação e manutenção deste acontecimento - Ju Godinho e Eduardo Filipe - e cujos trabalhos seleccionados (de 50 ilustradores entre 1360 concorrentes de 60 países, tão distribuídos pelo Globo que vão daqui à Nova Zelândia) se encontram expostos no AMAC - Auditório Municipal Augusto Cabrita, junto ao Parque da Cidade. Vale a pena sobretudo vir ver e acessoriamente adquirir o catálogo, pela sua magnífica apresentação e conteúdo. Não se deixará de assinalar que é daquelas realizações que é mais conhecida e prezada "lá fora" que "cá dentro" e é pena que assim suceda. Atingiu porém a massa crítica que lhe concede uma justa dimensão mundial de referência, dentro da especialidade.
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domingo, 25 de novembro de 2007

O fantasma-mijão


Dedico esta anedota, aliás velhíssima, ao brincalhão/ona que ultimamente se tem entretido com as imagens de algumas destas postagens. A única chatice que essa amável presença causa é o trabalho de as repor. Nada mais. Mas há processos de captura que não deixam, em troca, o vazio, ou melhor, a legenda solitária a dizer que ali existia qualquer coisa. No teatro pre-shakespeariano usava-se exactamente isso, como se usou depois em várias encenações modernas e ousadas: em lugar do cenário, surgia a legenda (para os que sabiam ler): "isto é a sala de uma casa senhorial", "Sob o luar" (com uma roda de pano a dizer "Lua"), "escadório magnífico", etc. - subterfúgio tão económico como, era há uns anos, a dobragem de telenovelas na televisão de um país da então (hoje já não) Europa de Leste em que uma mesma voz fazia todas as personagens, fossem femininas ou masculinas, representassem gritos de ódio ou murmúrios de intimidade amorosa, ou ambas as coisas ao mesmo tempo... Mas vamos à história:

Numa escola primária (termo cada vez mais em desuso) a professora ao reentrar na aula após um recreio, constatou que no estrado junto ao quadro estava, liquidamente expresso, um indubitável xi-xi. Os sorrisinhos da "maltinha" acompanhavam o facto e sonoramente marcavam a provocação. Entre as várias atitudes possíveis a professora optou por uma aproximação que assumiu como original e educativa e dirigiu-se à turma nestes termos:
- Meninos! Eu não vou perguntar quem fez isto! Os meninos já são crescidinhos e portanto vamos dar ao menino que fez esta porcaria a oportunidade de, anonimamente, se dirigir a todos nós e de pedir desculpa por esta má acção. Vou contar até três, vamos todos, mas mesmo todos fechar os olhos, só os abrimos quando eu disser e o menino que fez isto vem aqui ao quadro e escreve um pedido de desculpa à turma sem necessidade de escrever o seu nome. Pronto! Está bem?...
Todos acenaram que estava bem e fez-se súbito silêncio.
- Então vamos lá... - disse a professora - um, dois, três! Fechemos os olhos!
Rompendo a calma, ouviram-se uns passitos na sala. A subida ao estrado. O ruído peculiar e arrepiante do giz (coisa que também vai desaparecendo...), lentamente escrevendo no quadro qualquer coisa. Pausa. Descida do estrado. Novamente os passitos, em retorno ao lugar.
Quando tudo se aquietou, a professora disse:
- Parece que o menino em causa já escreveu o seu pedido de desculpa. Ainda bem... Vamos todos abrir os olhos!
E todos abriram os olhos. E o que viram? No chão, junto ao quadro, também evidente e ainda fumegante, uma segunda e grande mija e, no quadro, em garrafais maiúsculas de imprensa, podia ler-se a seguinte frase:
"O FANTASMA-MIJÃO ATACA NOVAMENTE!"
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sábado, 24 de novembro de 2007

O barco do Barreiro

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A estação de Sul e Sueste era
o lenço que eu ansioso torcia
nas minhas mãos de ti tão ansiosas.
Esperava então que chegasses no Évora
No Alentejo,
Talvez no Trás-os-Montes mais ronceiro
Mas em qualquer deles que chegasses
Que chegasses, chegasses no primeiro
Que atracasse ao cais, para beijar-te.

Hoje os que chegam são catamarãs
Em dez minutos chegam catamarãs,
Com escritores, poetas, Singapuras,
Impessoais, de escassas aberturas,
Roubando ao Tejo as vistas, as gaivotas,
E largam, nas marés, marés de gente.

Dobram-se longe os tempos,
Insisto em descobrir-te,
E trago só, na sucessão dos dias,
Anoitando a multidão das travessias
O constatar que nelas não vieste,
O esperar que ainda não chegaste!

Paulo Cirino
Lisboa, 2006

Cadeau d'oiseau

Un très vieux perroquet
vint lui porter ses graines de tournesol
et le soleil entra dans sa prison d'enfant.

Jacques Prévert
em "La Pluie et le Bon Temps"

sexta-feira, 23 de novembro de 2007

Ilustradores famosos dos EUA: 8. Howard Pyle

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Um anjo anunciador

O "pai" dos ilustradores norte americanos (1853-1911): narrativas de piratas e bucaneiros, cenas da Guerra da Secessão, revelação de uma componente espiritual na ilustração das "Viagens da Alma" e no desenho de mulheres-anjos, a frequente ilustração de histórias da sua autoria e de poemas famosos, gerindo a cor ou o preto-e-branco - e a formação, directa ou indirecta, de um grande número de artistas que lhe sucederam.

quinta-feira, 22 de novembro de 2007

Julio Romero de Torres (1880-1930)

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Samaritana, 1920

Cordovês, extraordinário retratista, a sua dedicação ao tema da beleza feminina tornou-o conhecido como "pintor da Mulher morena"

Há muito tempo que procurava identificar o Autor da obra que acima se mostra, mas sugiro a visita (através de uma busca pelo nome) do portal do seu Museu e da representação doutras obras suas (incluindo a belíssima "Laranjas e Limões")

quarta-feira, 21 de novembro de 2007

Homenagem aos melros que me invadem o jardim!

Turdus merula ... e ai das pitangas!

Mesmo com chuva...

terça-feira, 20 de novembro de 2007

Ilustradores famosos dos EUA: 7. Rose O'Neill

Depois do interlúdio bélico do chamado "vencedor do Pacífico" (compartilhando, em terra, com Douglas McArthur), surge o primeiro desenhador, aliás desenhadora, ligada à literatura infantil. Ilustradora, pintora, escultora, poetisa, Rose O'Neill (1874-1944) criou os seus próprios modelos de criancinhas angélicas e ao mesmo tempo rabinas, designadas "kewpies", ainda hoje divulgadas nos EUA quer em superfície i.e. gravura, quer em volume, i.e. transformadas em objectos rentáveis e reproduzidas em bonecos, "bibelots", porta-chaves,"pins", etc.
Mas não fez só isso. Pintou também a mulher seguindo os costumes da época e a vivência americana. Em Setembro de 1904, a capa da revista mensal "Puck" na sua versão estadunidense (que também abundantemente ilustrou, vide
mostrava a mulher activa e desempoeirada num campo de golfe, como se pode ver a seguir.

segunda-feira, 19 de novembro de 2007

Ilustradores famosos dos EUA: 6bis Dean Cornwell - 2

Aos que por e-grama, censurando a mentalidade corrosiva da postagem anterior, reclamam obra mais austera, remeto, do mesmo autor Dean Cornwell, a representação patriótica do "Admiral Nimitz is Banking on You". Espero que gostem...


... enquanto vou recitando entre dentes um soneto do Bocage a esses dedicado e que para já não publico!
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Aviso à navegação: Com alguma frequência está a verificar-se o "apagamento" de componentes deste blogue, obrigando a um relativo esforço de reconstituição. Mas só relativo
- e espero que esta afirmação seja entendida!

Ilustradores famosos dos EUA: 6. Dean Cornwell


Chamado por vezes o "decano ( = dean)" dos ilustradores americanos, Dean Cornwell (1892-1960) notabilizou-se em todos os ramos já referidos: ilustração de obras literárias e revistas, cartazes e anúncios publicitários, desenhos ou quadros isolados. São famosos, dele, os barcos do Mississipi e a série dos herois da luta contra a febre amarela, que foi distribuída pelas farmácias dos EUA, como elemento decorativo-informador-publicitário. Com a entrada dos Estados Unidos na II GG, desenhou várias cenas navais e militares, representou chefes de guerra, como no "Retrato do Almirante Nimitz" e cartazes patrióticos como o "Espírito de 1943". Uma cena muito curiosa, apenas denominada "Estudo", representa dois Guardas Civis daqui do lado, com o seu específico tricórnio, amedrontando (mas sem grande ostensividade) duas crianças, junto da mãe destas, sentada. Em 1947 e 1952 ilustrou obras de grande sucesso e fundo religioso, como "A Túnica" e "O Pescador". Não é de nenhum destes estilos a gravura acima, que o bloguista escolheu porque... simplesmente gostou de escolher, para demonstrar que os instrumentos de desenho do ilustrador, seja este sisudo (que Dean não terá sido), formal (que Dean parece ter sido) e pomposo (idem, aspas, com as suas ilustrações de contos orientais), também podem ficar (bem) empregues em apelativas relaxações.
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domingo, 18 de novembro de 2007

Tinteiros de impressoras: breve nota

A 16 de Dezembro do ano passado bramia eu aqui contra a irracionalidade da proliferação de tinteiros de impressoras. Volto à carga, porque o caos se mantém. E a irracionalidade e os associados preços altos continuam - dando já lugar a um mercado paralelo mas, pelo menos, potencialmente limitador dessa barbaridade consumista de existirem tinteiros diferentes para cada um dos modelos lançados no mercado e até pela mesma marca, multiplicando tabelas. Esta irracionalidade é só para uns (os clientes) e, em termos de fornecedores, torna-se uma verdadeira fonte de especulação que deveria fazer olhar sobre esse provocado e anti-normalizador caos todas as entidades reguladoras que para estas "práticas de livre (?) mercado" possam olhar.
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Pois vejamos, como exemplo, o panorama ontem encontrado para uma marca comercial bem conhecida
  • marca original em embalagem original, uma carga = 13 Euritos
  • marca concorrente em embalagem própria, uma carga = 10 Euritos
  • enchedor a feitio, embalagem do cliente, uma carga = 6 Euritos
  • "estojo" comercial de enchimento dando para 3 cargas = 4 Euritos
ou seja entre os 13 Euros do tinteiro original (1 carga) e uma carga do último "kit" (1,33 Euros) temos praticamente 1:10. E dizia eu que isto era uma prática irracional! Irracional, o tanas! Ganha-se bastante com o que aqui sucede!

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sábado, 17 de novembro de 2007

Do alcance cultural da Filatelia e da "História do Mundo por Dona Benta" (nos moldes do "Monólogo sobre o Tabaco" de Anton Tchekhov)

O primeiro selo: o "Penny-black" britânico
1 de Maio de 1840

Ouvi outro dia, na rádio, a história de um senhor que dizia estar a ler a lista telefónica. Sem deixar de recordar a famosa anedota que começa por aí, assumi logo tal afirmação como muito séria - até porque eu próprio fui leitor entusiasta dessa obra prima, de edição anualmente revista e em vários tomos. Fi-lo com os meus 14-15 anos quando, retido na cama por quase 6 meses, me libertei da conjugação no pretérito do verbo "patinar" - circunstância que pouparia certamente à humanidade em geral e a um certo escol político barreirense (polifacetado, para mais me tranquilizar) o desconforto da minha continuada (e imigrante) presença. Safei-me graças a um clínico então muito conhecido no Porto, o Dr. Pinto Nunes, a meus familiares, que deram tudo por tudo, a um dos milagres da época que se chamava estreptomicina, só vendido por forma controlada, e a um rosário de comprimidos diários de uma coisa chamada Tebaminol (ácido para-amino-salicílico), que precedeu por pouco tempo o Rimifon, também de brilhantes efeitos para lixar o BK dentro da sua carapaça. Ainda não tinha lido "A Montanha Mágica" de Thomas Mann (isso é outra história), mas já por lá andava nos acessos. Pois li a lista telefónica, naquelas tardes deitado, engordando como um texugo, procurando não perder o 2º ciclo liceal i.e. preparando-me para ir a exame com os excelentes professores que tive e que também me ajudaram muito. Mas, nos intervalos, muito aprendi com essa leitura considerada insólita. Também, nessa altura, aprendi a viajar nos mapas. Um tio meu trouxera de Espanha um atlas fabuloso na sua primeira parte, qualquer coisa como Salvador Salinas se não estou já a fazer confusão - mas só na primeira parte, porque na segunda estava tudo recheado de estatisticas espanholas e de mapas explicativos espanhois em que Portugal naturalmente surgia como uma área verde suja totalmente anónima, despovoada e arrumada para o canto esquerdo.

Essas viagens no mapa já tinham muito a ver com a filatelia, e ainda bem, porque é bom que eu não continue a divagar e entre mesmo no tema. Meu Pai tinha sido filatelista na juventude, antes que a primeira conflagração mundial o arrancasse com 20-21 anos à tranquilidade de Valença do Minho e o mandasse coleccionar selos, dar tiros (e evitar recebê-los) e apanhar baforadas do Professor Haber (o tal que foi controverso prémio Nobel e que com o Bosch sintetizou o amoníaco, e mal sabia eu que uma sobrinha neta do Bosch, muitos anos depois, ainda dialogaria animadamente comigo... Coisas da vida!). Adiante, senão isto mais parece o "monólogo do tabaco" do genial Anton. Depois, por extraordinárioa coincidência, eu ganhei inesperadamente um album filatélico que ia para lá do fim do século anterior (i.e. do XIX), com monarquias de águias duplas, ducados italianos, principados alemães, sobrecargas mostrando convulsões políticas ou bélicas, sei lá o quê. Ora eu já aí, nos meus 11-12 anos, ia aprender muito. Olhando para os selos desses tempos então passados, olhando para os selos então actuais que eu juntava, olhando para a "bíblia" que se chamava (e chama) Yvert e Tellier e era (e é) catálogo, em que encontrava como gravura quase todo o muitíssimo que me faltava, e transpondo o enredo para o extraordinário atlas castelhano (que já então existia e que tinha até uma parte histórica) eu comecei a ver que a Europa era uma enorme complicação e que por exemplo os Húngaros emitiam um selo a comemorar a entrada do sr. Horthy em Komaron, mas Komaron no mapa... não era húngaro, e a cuscar por que é que o sr. Horthy era almirante num país sem mar - questões que me preocuparam algum tempo. A minha apregoada afeição a Mukacevo vem também daí e duma citação isolada da Enciclopédia do Dr. Maximiliano Lemos, onde eu só podia tocar sob vigilância famíliar mais pelo valor da obra que por barramento do conteúdo (limitação que nunca existiu lá em casa). O processo de aprendizagem era intensivo: lia ou deduzia a história e as curiosidades diversas a partir dos selos (p.ex. o que é que aos búlgaros, que até escreviam de duas maneiras, interessava a batalha da Chipka e o que é que o Czar da Rússia Alexandre II teve a ver com aquilo...ou como os famosos "lírios da Terra Nova", pelo seu preço e raridade, poderiam - poucos anos mais tarde - "estragar" por irredenta ausência qualquer bem intencionada, mas economicamente limitada, temática de flores). Procurei que os meus filhos fossem filatelistas mas salvo (transitoriamente) a mais velha, nenhum verdadeiramente se interessou. Uma experiência numismática, para os entusiasmar num qualquer coleccionismo, também não teve grande sucesso e, antes pelo contrário, quando os numismas das colecções foram encarados pela sua perspectiva de bens fungíveis, a vontae de colecionar autodesfez-se. Mas, com a filatelia, creio que se poderia continuar a aprender muito, já que cada selo tem ou contem uma história. Muito mesmo... [1]


Mais ou menos por essa altura caiu lá em casa um inesperado complemento que iria dar-me mais material de construção. Um escritor brasileiro, Monteiro Lobato, inventou um conjunto de personagens bem apanhados para narrar à juventude uma série de coisas importantes. Curioso é que até já os colocaram recentemente na "abominável caixa", i.e. na TV, no "Sítio do Picapau Amarelo": D. Benta, Emília (a boneca precursora do Hobbes), Narizinho, etc, etc. Em Portugal eram raros os libros brasileiros, mas o tal planetoide que lá caiu era mesmo desses, de uma editora de S.Paulo, e chamava-se "A História do Mundo contada às Crianças por Dona Benta". Devorei aquilo... e aprendi muito do que me faltava. Havia ali uma cronologia orientadora que, combinada com o espaço dos mapas e as figurações e histórias contadas dos rectângulozinhos (quando não triângulos) de papel gomado ou ex-gomado, punha as coisas razoavelmente na ordem. Até porque de certas coisas não se falava, não. E no livro (ou nos selos) lá elas apareciam, na devida altura! Esse enquadramento e essa relativização eram sumamente úteis e muito ajudavam na aula de História, quase totalmente eurocêntrica - coisa que o livro brasileiro corrigia um pouco, ao criar algumas discretas dúvidas. E tudo isto também acarretava uma importante noção do mundo. [2]

Creio que hoje se colecciona menos. E selos, menos ainda. Continua a ser pena. Mas a marcha do tempo é inexorável. Lamentar o que se deixou ontem nunca o vai amanhã trazer - e, em muitas coisas, ainda bem. Como no "Birthday" de Dorothea Tanning, a vida é um conjunto de portas que se vão fechando e nunca mais se tornarão a abrir e - para a frente - um número desconhecido de portas, de que não sabemos quantas vai ainda ser ainda preciso empurrar para chegar ao jardim.

Mas assim se forjou, no puto que eu era, de calções curtos e boina, muita curiosidade. O drama é que essa curiosidade, apesar dos lisos e das crostas da vida que foram ficando pelo caminho, nunca mais se apagou e que é um copo que, mesmo que enchendo-se, nunca deixa de estar vazio. Rai's partam os Gregos tunicados ou os seráficos orientais, que puseram a malta a pensar e tantos sarilhos arranjaram com isso. Sarilhos que ainda duram e durarão... "tant que la terre durera" (e assim acabo por hoje, roubando para o fecho o título de um dos mais extraordinários "roman-fleuve" que nos deixou Troyat e que remeto sempre à consideração de uma editora de fôlego, para que - em português - não fique apenas no primeiro volume).

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[1] Um exemplo muito mais excelente de como a Filatelia teve papel relevante na vida de um relevante historiador poderia encontrar-se na recente exposição, que teve lugar na BN, in memoriam do Professor A. H. de Oliveira Marques, insigne historiador, notório filatelista e reputado tratadista da filatelia portuguesa. Trazendo a vida de Oliveira Marques quase desde o nascimento, esta exposição foi deveras interessante ao substantivar uma evolução singular já presente na sua tenra juventude. A invenção das crónicas de países fantásticos, inevitavelmente com a sua filatelia desenhada e a expressão da sua língua como forma criprografada da própria língua daquele construtor-de-mundos dão uma clara ideia da capacidade imaginativa do prolífico historiador quando ainda muito jovem. Aliás a chave criptográfica elementar por ele usada era simultaneamente bastante simples e muito inteligente: todas as consoantes avançavam uma casa na ordem alfabética do conjunto das consoantes e todas as vogais avançavam uma casa na ordem alfabética do conjunto de vogais. Assim a palavra-imagem conseguia apresentar-se com o mesmo número de vogais (e de consoantes) da palavra-origem, o que a tornava em geral pronunciável ("anel" p.ex. passava a "epim" e "barcarola" a cesdesumo") e não uma salgalhada de consoantes impossível de perceber. Creio que muitos de nós, mais ou menos nessa idade, teremos brincado à "cripto": aliás foi nessa linha e juventude que outro espírito singular, Luís Lázaro Zamenhof, construiu - dizem que aos 14 anos - a primeira versão do Esperanto.
[2] Para o "rectângulo" e a sua expansão por mares nunca dantes navegados, do monte do Faro (em Valença) até ao pico do Ramelau, havia dois manuais mais pequeninos mas também mais especializados e, tendo em conta o espírito da época, bastante lusocentristas: eram estes a "Historiazinha de Portugal" e, sumo dos sumos, "A História de Portugal para Meninos Preguiçosos" do Olavo d'Eça Leal.

sexta-feira, 16 de novembro de 2007

Ilustradores famosos dos EUA: 5. Coles Phillips


Um dos estilos muito próprios de Coles Phillips (1880-1927) foi o designado como "fade away lady" ("a dama esvaecida"), em que o trajo se confunde com o fundo, sem soluções de continuidade, num efeito verdadeiramente surpreendente - como no exemplo acima, de uma das muitas capas que fez (esta intitulada "Survival of the Fittest" = "Sobrevivência dos mais Aptos" e todas praticamente na mesma concepção) para a revista "Life".
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quinta-feira, 15 de novembro de 2007

Semelhanças e diferenças

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Pousei o livro do Günter Grass com a contra-capa para cima, no balcão da loja oriental. Falando correctamente o Português, o atento e anafado jovem parente-de-lojista, aí com uns doze ou treze anos, olhou o retrato do Autor, olhou para mim e desencadeou o seguinte diálogo:
- Foi você que escreveu esse livro?
- Não, foi este senhor, que escreveu em alemão...
- Mas você também podia escrever em alemão...
- Não tão bem como ele, mas não vês que ele é bastante mais velho que eu?
- Olhe que não parece...
- E, além disso, ganhou o Prémio Nobel... e eu ainda não ganhei!
- Ora! Com essa sua idade, se ainda não ganhou também já não vai ganhar...
Animadora e rara franqueza: tudo em pratos limpos!
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quarta-feira, 14 de novembro de 2007

Ilustradores famosos dos EUA: 4. Robert Fawcett


Robert Fawcett, para a gravura, tem remotas semelhanças com Beethoven para a música: uma diminuição crítica, traduzida numa (embora leve) cegueira de cor, impedi-lo-ia de ser um bom pintor, mas não diminuiria a sua capacidade como desenhador ou gravador (a surdez de Beethoven era quase total, e ele seria o que foi - e daí a grande diferença na ligeira semelhança). Nascido em Inglaterra, próximo de Londres (1903), R. Fawcett passou pelo Canadá e fixou-se nos EUA, colaborando em numerosas revistas locais, ilustrando histórias e livros e fazendo publicidade em publicações ou em cartazes ao ponto de poder ser apresentado como um ilustrador norte-americano e ficar assim celebrado na já referida série de selos da U.S. Post [1]. Em diversas gravuras ("Festa de Família", "Na Leiloeira", "O Natal na Oficina de Litografia" etc.) mostra ser um perfeito caracterizador dos tipos individuais correntes no além-atlântico. Muitos textos de referência realçam também a sua interpretação de Sherlock Holmes, que não consegui visualizar a menos de uma imagem [2]. O exemplo que aqui se reproduz, de propaganda a cruzeiros à Europa, foi inserido o Saturday Evening Post de Maio de 1960 e regressa ao "American Dream" que caracterizou a (ainda) descuidada transição dos '50 para os '60. Um local na "net" atribui a Robert Fawcett a seguinte frase que, por ser verdadeira, dá que pensar - e que traduzo com alguma liberdade: "Para milhões de pessoas nós [os ilustradores] produzimos a única representação de arte, de beleza [a que têm acesso]. Se lhes dermos menos que o nosso melhor estamos [certamente] a defraudá-las" [3].

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[1] Depois de ver a homenagem ao "grande poeta espanhol Vicente Gil", que é precisamente o nosso Gil Vicente, em
http://www.los-poetas.com/g/gil.htm,
já nada me admira...
[2] Mas vale a pena citar a forma de chegar a essa imagem, porque permite um acesso espectacular ao portal de uma das melhores revistas norte americanas, em
http://www.illustration-magazine.com
procurando aí o seu número 9 ou chegando lá directamente através de
http://www.illustration-magazine.com/latest9.html
e mirando a imagem superior ao meio (interessante também a inferior-esquerda para quem, como eu, goste de imagens com bolinha vermelha no topo)
[3] A gravura supra, bem como uma colectânea de outras obras de Fawcett pode ver-se em
http://www.flickr.com/photos/leifpeng/sets/1598533/;
o pensamento referido é traduzido com alguma liberdade da biografia sucinta que consta de
www.illustration-house.com/bios/fawcett_bio.html


terça-feira, 13 de novembro de 2007

A(s) muleta(s) - 2

A procura de material para a anterior mensagem sobre "A(s) muletas(s)" conduziu, como frequentemente sucede, a um encontro colateral interessantíssimo com um homónimo conto sufi publicado na revista "Alcione" nº 7, editada em Santiago do Chile e (em texto e gravura) apresentado no portal chileno
de onde um (o texto, aliás traduzido com habitual liberdade) e outra (a imagem), com a devida vénia ora se reproduzem:


"As muletas

"Era uma vez um homem que magoou uma perna. Entrevado que estava, teve que usar uma muleta para poder andar. E descobriu que essa muleta se lhe tornava muito útil, fosse para caminhar, fosse para muitos outros usos. Por isso ensinou toda a família a andar de muletas, o que rapidamente as transformaria num objecto de uso quotidiano. Poder ter uma muleta tornou-se uma ambição social. Algumas eram feitas de marfim, outras eram adornadas com ouro. Abriram-se escolas para ensinar o seu melhor uso; criaram-se cátedras para que se ocupassem dos aspectos superiores de tal ciência.

Algumas pessoas - mas poucas, pouquíssimas - começaram a andar sem muletas. Esta atitude foi qualificada de escandalosa, de absurda. Não era verdade que existiam tantas utilizações para as muletas? Alguns (mas apenas alguns) protestaram - e foram por isso castigados. Procuravam esses demonstrar que uma muleta poderia só ser usada às vezes, em situações que a tornavam necessária, ou então que muitas das utilizações communmente dadas às muletas poderiam ser conseguidas sem elas. Poucos os escutaram. Para vencer as reservas da maioria, algumas pessoas que podiam caminhar sem muleta começaram a agir de uma forma radicalmente diferente da socialmente estabelecida. Contudo, tais objectores continuavam a ser poucos.

Quando se descobriu que, pelo constante uso de muletas durante tantas gerações, poucas pessoas havia que podiam, de facto, caminhar sem elas, a maioria "demonstrou " como eram de facto necessárias.

"Aqui - disseram - temos um homem. Vejam lá se são capazes de o pôr a caminhar sem muletas! Estão a ver! Não pode!"

"Mas nós estamos a caminhar sem muletas! - insistiam os que caminhavam sem esse apoio. "Isso não é verdade! Não passa de uma mera fantasia vossa!", responderam os entrevados, que então já estavam a transformar-se também em cegos; cegos, sim, porque o pior cego é o que não quer ver!"

Historia Sufí

segunda-feira, 12 de novembro de 2007

Ilustradores famosos dos EUA: 3. J. C. Leyendecker... e um aviso importante da parte do "bloguista"

Joseph Christian Leyendecker nasceu na Alemanha em 1874 e emigrou para os EUA cedo, com seus pais e seu irmão mais novo, Frank, que também seria ilustrador conhecido sob a assinatura de Frank X. Leyendecker. O seu trabalho reparte-se pela ilustração de revistas (desenhou sugestivas capas para a "Century", "Colliers" e sugestivas capas para a "Saturday Evenung Post, estas entre 1903 e 1943, e "American Weekly"), de obra literária e publicidade.
Neste ultimo capítulo lançou uma representação simbólica que, através da notoriedade adquirida pelos seus modelos masculinos (o primeiro dos quais foi Charles Beach, que se tornaria seu colaborador e "empresário"), se manteria viva no imaginário EUA durante décadas: a propaganda aos trajes, camisas e colarinhos "Arrow", iniciada em 1903 e que se prolongou até 1930 dentro do mesmo estilo (muito Scott Fitzgerald nas letras ou, mais afinadamente, muito "Gatsby") que aqui se apresenta:


Desenhou para outras firmas e marcas, incluindo os "Corn Flakes" da "Kellogs". Morreu em 1951. O irmão, de quem era muito próximo até a uma inesperada ruptura no início dos anos 20, tinha morrido em 1924. Muito ligado a uma irmã e a Charles Beach, as suas telas seriam desbaratadas por tuta e meia numa espécie de "venda de garage" após a sua morte. Sortudos os que puderam comprar...

Reserva importante:
Tal como tinha sucedido nas minhas incursões no "Renascimento Alemão" (que ainda não acabaram) e na anterior "Fuga para o Egipto" (não estaria eu então a fugir também de qualquer coisa nesta terra sucedida, assumindo na série o simpático e essencial papel do burro?), esta presente incursão sugerida pelo acaso da procura de um Parrish que nem sequer seria ilustrador ao que se sabe, destina-se principalmente - como muita coisa neste blogue - ao meu gozo pessoal. Signifia isto não um afixe do meu próprio egoísmo, mas a elaboração de um itinerário de viagem: não pretendo nem a erudição que não tenho (e especialmente longínqua nesta matéria, em que os apontamentos são digeridos do que estou a aprender), nem pretendo produzir (nem tal seria possível) uma refeição completa, mas ficar apenas no aperitivo ou, muitas vezes, menos que isso i.e. não passar da listagem que consta do próprio menu. A obra destes autores (e de muitos outros, que vão surgindo em cacho de uvas ou que se encadeiam como as cerejas) não fica minimamente representada pelo que se escreve ou pela gravura que se escolhe dentro de uma oferta verdadeiramente esmagadora e que vale a pena descobrir e visitar. É apenas uma sugestão para ver mais. Quem achar interesse nisso, salte para o seu motor de busca favorito, coloque o nome do artista, comece por pedir imagens (cuidado com as imagens "cruzadas" que muitas vezes não são do autor que se procura), siga brevemente e no "quanto baste" pelos textos e delicie-se com o que lá há, certamente muito mais e melhor do que pude mostrar aqui. E assim prosseguirei até ao fim da série, que são os tais 20 ilustradores da emissão de selos de 2001. A propósito, proponho-me reflectir um dia destes sobre o "Alcance cultural da Filatelia e a História do Mundo por Dona Benta". Tudo junto, no quarto de um puto de 10-12 anos que eu era então.
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domingo, 11 de novembro de 2007

Celebrando o S. Martinho

Do portal da Escola EB1/JI de Pousa, Barcelos [1], sem ter nome(s) ou assinatura(s) do/a(s) Autor/a (es/as), retirei, com a devida vénia, a seguinte representação da Lenda de S.Martinho - uma das figuras do hagiológio cristão que, com a despromovida Santa Bárbara e o nunca promovido Centurião que foi pedir pela cura do seu servo, sempre me motivaram, desde que os aprendi, um muito especial respeito. Não será por acaso que os dois primeiros se perfilam na eminência temporal do Natal; o terceiro não sei.

E, na celebração do Santo deste ano de 2007, já comidas as castanhas e bebida a água-pé, faço merecido contraponto à narração dos meninos e meninas de Pousa com a reprodução do fresco sobre a "Vida de S.Martinho" de Simone Martini que, no século XIV, assim contava a mesma história, para que ficasse na memória dos Homens [2]:


O problema de então era, afinal, o mesmo de hoje: quem (começando até por aqui) estará disposto a cortar o seu manto (ou mesmo a procurar saber, numa interpretação actualista, o que isso pode significar)?

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[1]http://www.eb1-pousa.rcts.pt/Eb1%20Pousa%20-%20trabalhos.html
[2] cf. http://membres.lycos.fr/gaulechretienne/ Choca-me que, neste portal, a estatística das freguesias que têm como orago S. Martinho de Tours vá da França até Inglaterra e até à "falecida" Jugoslávia (os países, como os grandes complexos fabris, também implodem - e neste particular tem havido cada estouro!) mas esqueça o outro lado dos Pirinéus. Porque também as há, e não são poucas! Ou é receio de confusão com o "nosso" homónimo de Dume?
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